Pour les revenus immobiliers 2025 (déclaration 2026), l’impact majeur est la suppression de la déduction des intérêts d’emprunt pour les biens autres que la résidence principale, ce qui augmente directement la base imposable des multipropriétaires à l’IPP.
Les autres paramètres de taxation (revenus cadastraux indexés, schéma RC × coefficient, etc.) restent globalement inchangés pour 2025, mais la perte de ces déductions rend la fiscalité locative nettement plus lourde pour les particuliers investisseurs.
Fin de la déduction des intérêts
- Jusqu’aux revenus 2024, les intérêts des crédits liés à un bien locatif ou une résidence secondaire pouvaient encore être imputés en déduction (ou via certaines réductions) à l’IPP.
- À partir des revenus 2025, cette déductibilité est supprimée pour les biens autres que l’habitation propre, et ce aussi bien pour les nouveaux crédits que pour les crédits en cours, ce qui renchérit structurellement le coût fiscal de l’investissement immobilier privé.
Effet pour les multipropriétaires
- Concrètement, les loyers restent imposés sur base du RC indexé (ou selon les règles usuelles) mais sans possibilité de neutraliser une partie de cette charge via les intérêts hypothécaires, ce qui accroît l’impôt net payé sur les revenus immobiliers.
Les multipropriétaires voient donc une diminution de rendement net après impôt sur leurs investissements locatifs, avec un impact particulièrement marqué pour les biens fortement financés à crédit (effet de levier).
Autres principales mesures à retenir
- Suppression de la réduction d’impôt pour l’assurance protection juridique
- les dons aux ASBL restent déductibles, mais avec un rendement fiscal abaissé de 45% à 30% ;
- les pensions alimentaires payées restent déductibles, mais leur taux de déduction est en phase de réduction progressive (70% pour les montants versés en 2025).
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