À partir de 2026, la fiscalité automobile entre dans une nouvelle phase. L’objectif est clair : orienter les entreprises vers des véhicules à zéro émission (donc 100% électrique ou hydrogène).
1. Les voitures thermiques ne seront plus déductibles
Les voitures essence, diesel et assimilées commandées à partir du 1er janvier 2026 ne donneront plus droit à une déduction fiscale des frais liés au véhicule (amortissements, loyers de leasing, entretien… ainsi que les frais de carburant).
Taux de déductibilité : 0 %Concrètement, cela signifie que le coût réel de ces véhicules augmentera sensiblement pour les entreprises (+ 20% ou 25% suivant le taux d’imposition de la société).
2. Les véhicules 100 % électriques restent favorisés
Les voitures électriques (et à l’hydrogène) conservent une déductibilité maximale (100 %) si elles sont acquises en 2026.
Ce pourcentage diminuera progressivement les années suivantes.
Plus l’achat est tardif, plus l’avantage fiscal sera réduit (et maintenu durant la durée de conservation du véhicule).
2027 : 95 %
2028 : 90 %
2029 : 82,5 %
2030 : 75 %
2031 : 67,5 %
Pour les entreprises qui envisagent le passage à l’électrique/hydrogène, le timing de la commande devient donc stratégique.
3. Hybrides rechargeables : régime transitoire
Un régime transitoire subsiste pour les hybrides rechargeables commandés entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025 . Leur déductibilité continue à baisser progressivement et finira par disparaître dans les prochaines années.
2025 : 75 %
2026 : 50 %
2027 : 25 %
À partir de 2028 : 0 %
Par ailleurs, la déductibilité du carburant fossile suit les mêmes limitations, avec déjà un plafonnement à 50% pour l’année 2025 qui était applicable.
Ce que cela implique pour votre entreprise
- Les choix effectués en 2025 et 2026 auront un impact fiscal durable.
- Les motorisations thermiques deviennent nettement moins intéressantes.
- Une analyse personnalisée est recommandée avant toute commande ou renouvellement de flotte : parlez-en avec votre Conseiller.
